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 Beware what stalks you in the night [Luke Vaughn]

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Anne-Lise Perran

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MessageSujet: Beware what stalks you in the night [Luke Vaughn]   Mar 22 Juil - 13:39

Samedi soir, sans Ethan. Depuis notre retour de Dubaï, il enchaîne les grosses affaires et l'on continue à se voir assez peu. Bien heureusement, l'on arrive à se téléphoner et à aller manger un bout ensemble dès qu'il a du temps de libre. Moi qui pensais que tout ça allait se calmer une fois revenue à Isla Novela, eh bien non. Cela ne désemplit pas. Ma foi... Cela me permet de sortir avec des amies, ce que je n'avais pas fait depuis un moment ! J'étais finalement satisfaite de pouvoir reprendre mes soirées en boite entre filles. Ce soir-là, Mackensie et deux autres amies que j'ai rencontré à la salle de sport sortons dans un club que je ne connais pas encore. Après quatre mois et demi de vie ici, je n'avais encore jamais entendu parler de cet endroit qui était pourtant superbe. Apparemment, il avait ouvert il y a peu, et tentait de se faire un nom sur l'île et de trouver sa place parmi tout ces lieux branchés. Ici, comme dans toutes grandes villes dynamiques, il fallait se battre bec et ongle, dans ce milieu.
L'ambiance et la musique valaient vraiment le détour. Pour ce qui est de la fréquentation, il y avait un peu de tout et il est vrai qu'il y avait quelques personnes peu fréquentables... Bien entendu, nous restons toutes les quatre, même si certaines d'entre nous se font ouvertement draguer. En bonne allumeuse que peu l'être parfois Sonia (l'une des filles connus à la salle de sport), elle s'éloigna un instant pour papouiller gentiment avec un type... Cependant, tout en me déhanchant sur le dancefloor, je gardais un œil sur notre amie, qui n'avait pas l'air de bien connaître ses limites...

La soirée se déroulait à merveille, l'alcool coulait à flot, et très souvent c'étaient de charmants jeunes hommes qui nous payaient nos verres. On nous proposait si aimablement qu'il y avait pas de quoi refuser ! Mais ceci se faisait en échange d'un baiser. Pour ma part, me sentant intimement liée à Ethan depuis notre voyage, je n'acceptais qu'un simple baiser sur la joue. J'étais désormais, pour moi, en couple. Il n'était plus question de relation libre. Grâce à cela, j'avais quand même eu droit à quelques verres, et j'en étais bien heureuse.
Le temps d'une seconde, je repris mes esprits, peut-être trop embrumé par l'alcool et l'ambiance de la soirée, pour chercher Sonia du regard. Je ne la voyais plus. Paniquée, j'attirais mes deux autres amies à moi, et leur faisait part de la chose. Peu rassurées également, nous nous mettons alors à sa recherche. Plus les minutes défilaient plus la panique tétanisait mon corps. Mais bordel de merde, où est-elle passée !? Après avoir fait trois fois le tour de la boite, en demandant aux gens s'ils n'avaient pas vu une grande métissée, nous nous décidons à sortir de la boite pour la chercher sur le parking. On avait frôlé la catastrophe : elle était là, en train de se peloter par le même gars et s'embrasser goulûment. Remontée, Vicky se précipita vers elle pour la tirer des pattes de ce gros dégueulasse. C'en suivit une altercation qui ne fut pas des plus méchantes, mais une fois le type disparu, elle se prit une bonne rincée. Putain, elles venaient de flanquer une de ses trouilles !

Je n'en pouvais plus. En plus de cette soudaine peur, j'étais ivre et fatiguée. Nous avions passé une bonne soirée, il était désormais temps de rentrer. Il était évidemment hors de question de la laisser rentrer seule. Ne pouvant pas la ramener, Mack s'en chargea. Ma voiture ayant eu quelques soucis mineurs, j'avais du la laisser chez le garagiste. J'avais donc loué une moto le temps des réparations, elle devait être sur pied dans moins d'une semaine.
Nous nous dirigeâmes toutes les quatre jusque la voiture de ma collègue de travail pour y installer Sonia à l'arrière, qui s'allongea sur la banquette tant elle était ivre. Les filles n'étaient pas rassurées que je rentre seule, mais je réussis à les convaincre que je gérais parfaitement la situation. J'avais parfois conduit ivre et il ne m'était jamais rien arrivé de grave, et ce n'était pas ce soir qu'il allait m'arriver quoi que soit.

D'un pas rapide, je me rendais à ma moto garée un peu plus loin sur le parking.
Je ne faisais pas vraiment attention à ce qu'il se trouvait en face de moi, comme à ma grande habitude. J'avais les yeux rivés sur mon téléphone, à envoyer un texto à Ethan. Je savais qu'il n'appréciait pas quand je sortais sans lui, non pas qu'il était jaloux ou pensait que je pouvais me trouver quelqu'un d'autre mais parce qu'il n'était pas en mesure de m'aider s'il m'arrivait quelque chose. Je lui envoyais, comme à l'accoutumé le sempiternel « C'est bon. RAS. » Il savait parfaitement que je n'aimais sortir mon blackberry en pleine nuit, qu'il pouvait attirer les voleurs. Une fois arrivée non de ma bécane, j'aperçus deux hommes roder autour. Je retenais ma respiration, et allais jusqu'à elle, sans faire attention à eux. Ils n'étaient pas le genre de mec à qui je désirais me frotter. Plutôt grands, excessivement musclés, et faisant légèrement peur, je devais l'avouer. C'est donc tête baissée que j'arrivais à ma Polaris.

- Eh dis donc, toi, tu me reconnais ? m'interpella l'homme que Vicky avait repoussé un quart d'heure plus tôt.

Je fis mine de ne pas l'avoir vu, et m'installais à califourchon sur le dos de ma moto, mais alors que j'allais pour enfiler mon casque, un homme me tira par les cheveux, me forçant à revenir à terre. Je lâchais un fort gémissement de douleur espérant que quelqu'un l'aura entendu. J'étais sérieusement mal barrée avec ces deux voyous.

- Alors, ça veut jouer les héroïnes avec ses copines ? On veut pas qu'elle se fasse baiser par un grand méchant loup ? Il se mit à rire d'une façon des plus détestables. Ben c'est toi que je vais baiser, petite salope !

Je hurlais encore, et bien plus fort. Mais putain, il n'y avait donc personne à quatre heures du matin, ici !? Bon allez, je devais reprendre mon calme. Se souvenir des prises que j'avais pu apprendre au judo quand j'étais petite, se souvenir des prises que j'avais pu apprendre au judo quand j'étais petite... Allez, les prises de judo, les prises de judo, allez, Anne-Lise, bouge-toi ! De manière peu ordonnée, je leur donnais les coups dont je me souvenais et qui me paraissais mes plus efficaces. Et je ne sais comment j'avais réussi à les éloigner le temps d'une seconde... Je n'eus hélas pas le temps de sortir mon téléphone pour appeler à l'aide, ils revinrent à la charge... Je tentais de me battre comme je le pouvais, la puissance me manquait mais l'agilité et la rapidité était avec moi. Cependant je ne tiendrais pas longtemps...


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Luke Vaughn
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MessageSujet: Re: Beware what stalks you in the night [Luke Vaughn]   Dim 27 Juil - 22:21

Depuis que Kalie m'avait annoncé que j'allais devenir papa, je ne gardais que très peu de temps pour moi. Après le boulot, je me déplaçais assez souvent chez elle pour être en mesure de la combler. Je lui avais promis une chose, c'est qu'elle tomberait un jour ou l'autre amoureuse de moi. Ça demandait du travail, de la détermination, mais surtout une certaine dévotion. On vivait une situation peu particulière. Quoi qu'il en soit, je n'avais plus de temps pour moi.

Pour une rare fois depuis très longtemps, j'avais décidé d'aller me promener dans les rues de Isla Novela. J'avais pris ma soirée et ne voulant pas rester chez moi cloîtrée, une balade s'imposait donc. Ça me changerait sans doute les idées. Il était très tard, près de quatre heures du matin. Les vitres baissées, le bras moue appuyé sur le rebord de la portière, ma route me mène sur le bord de plage. Je roule assez lentement, je profite des bruits de l'eau alors que le son de ma radio indique le zéro.
Doucement j'arrive près des docks, je vois une multitude de bateaux stationnés dans la marina. Alors que je passe sur une intersection, un crie m'alerte. Je mets aussitôt les freins. Je regarde sur ma gauche, il n'y a rien, puis rapidement sur ma droite. J'ai juste le temps de voir une jeune femme se faire emmener, visiblement contre son gré, entre deux bâtiments par deux hommes. Je braque alors mes roues vers la droite et fais vromber mon moteur jusqu'à la moto de Anne. Je vois un casque au sol. Ils se sont avancés assez profondément dans cette ruelle. Est-ce que j'interviens ou j'appelle la police ? J'ai le sentiment que la police n'arrivera pas à temps, il faut que j'intervienne.

Je pousse mon levier de vitesse sur le P, descends de mon VUS et me dirige d'un pas rapide vers le fond de cette ruelle. Je m'arrête un instant avant de m'y engouffrer, je fais demi-tour, retourne à mon véhicule et, de ma valise, je sors un démonte-pneu que je prends bien soin de cacher derrière mon avant-bras. Avec ce bébé qui arrive, je ne veux pas non plus risquer ma vie. Je veux avoir un objet pour me défendre si jamais il arrive quoi que ce soit. Je suis normalement assez en confiance de mes moyens, je l'ai déjà prouvé plusieurs fois dans le passer, mais avec un enfant à naître, on remet certaine décision sous un autre angle.

J'avance vers ce chemin sombre entre les deux bâtiments. J'ai un bas pesant et un regard plutôt méchant sur le visage. Je peux faire très menaçant si je le veux vraiment. J'espérais qu'ils fuient en me voyant arriver, je n'aurais ainsi pas à devoir m'interposer physiquement. Sinon, je devais trouver une solution pour leur faire mal, mais sans briser aucun os ou une quelconque blessure qui pourrait m'attirer une plainte.

- Hey ! Lâchez là !

Criai-je alors d'une voix autoritaire pour être certain qu'ils m'entendent. Ils s'arrêtent un instant et me regardent tous les deux. Donnant à la jeune femme un instant de répit. Je remarque qu'ils sont plutôt costaux, presque autant que moi. Mon plan de départ risque de ne pas fonctionner et c'est ce qui se produit quand l'un d'eux s'avance vers moi. Je laisse glisser le démonte-pneu de derrière mon avant-bras afin qu'il le voie. De son côté, il sort un petit couteau et continue à s'approcher. Décidément, c'était ma pire soirée depuis très longtemps. Je jette un oeil par-dessus l'épaule de mon adversaire et malheureusement pour la jeune femme, il semble que l'homme qui la détient semble vouloir tirer son coup le plus rapidement possible. Malheureusement pour lui, ou heureusement pour elle, la jeune femme se débat tellement que ça lui donne du fil à retorde. Néanmoins, je ne devais pas trop traîner parce qu'elle perdrait rapidement ses énergies à se débattre de la sorte.

- Retourne-toi et fait comme si tu n'avais rien vu ...

Me dit l'homme au couteau avec un sourire malsain sur les lèvres. Je secoue la tête en guise de réponse.

- Laissez-la tranquille et ils vous arrivera rien.

Il éclate de rire puis soudainement m'attaque avec son couteau à plusieurs reprises. J'évite les coups du mieux que je peux, certains passent tout près de m'atteindre. J'ai chaud, il faut que je me débarrasse rapidement de ce type. J'attrape au passage un sac-poubelle laissé par terre et le lance en direction de mon assaillant. Déstabiliser j'en profite pour le faire tomber et, ains le projeter au sol. J'accours vers Anne. Elle se retrouve avec le pantalon sous les fesses, mais son tortionnaire est encore loin de pouvoir tirer son coup heureusement. J'attrape l'homme fortement par le bras et le projette violemment vers son acolyte qui est en train de se relever. Je me place entre la jeune brune et les deux malfrats, pointant mon démonte-pneu vers eux.

- Foutez le camp !

Je tourne la tête de moitié vers Anne, puisque je veux garder un oeil sur les deux hommes devant moi.

- On recule doucement ...


Je reporte mon attention vers les deux hommes qui n'ont pas toujours bougé. Je me mets alors à reculer doucement pour m'éloigner d'eux ...


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MessageSujet: Re: Beware what stalks you in the night [Luke Vaughn]   Mar 29 Juil - 21:47

Rien. Je n'espérais plus rien. Ils étaient bien trop forts pour moi, et j'arrivais à bout de mes forces. Je tentais de me battre du mieux que je pouvais, mais bientôt, ça ne suffirait plus. Comment allais-je expliquer à Ethan que je m'étais fait violer en pleine rue ? Il deviendrait fou de rage à l'ouïr de cette histoire, et pourtant, si cela m'arrivait, je ne pourrai pas lui cacher. Je ne pourrai plus jamais faire l'amour avec qui que ce soit comme avant. Je me sentais déjà traumatisée par la situation, mais je devais rester solide face à ces deux ripoux. Je me jurais de ne plus jamais rentrer seule, en sortant de boîte de nuit, à une heure pareille. Cette soirée avait vraiment été des plus pourries. Et là, elle finissait vraiment en beauté. La cerise sur le gâteau. J'avais la chance, si je puis dire, de m'être vêtue d'un legging et d'un top imprimé. Ils devaient alors littéralement me déshabiller pour faire leur sale affaire. Rien que d'y penser, j'en avais envie de vomir... Ils proféraient toute une série d'insultes à mon égard, et me détaillaient avec précision tout ce qu'ils s'apprêtaient à faire. Mais je ne me démontais pas, et aucune larme ne coulait sur mes joues. Ah ça, non, je ne leur ferai pas le plaisir de me mettre à pleurer. Hors de question.

- Hey ! Lâchez la !

Un homme passait par là. Dieu soit loué, j'allais peut-être être secourue. Mais rien n'était encore moins sûr. L'un des deux hommes s'approchaient du nouveau venu, me laissant ainsi seul à seul avec l'autre. Bien, cela devrait désormais être plus aisée. Néanmoins, je n'étais pas encore sortie d'affaire. J'espérais fortement que cet inconnu arriverait à les faire fuir. Il faisait le même gabarit qu'eux, et faisait tout à fait le poids face à leur masse imposante.

- Je vais te baiser, je vais te baiser et bien profond, j'te l'dis, princesse !
- Alors là, tu peux aller te faire foutre, espèce de gros porc ! Sale queutard de merde, dégage !


Il riait alors que je le frappais tout en déversant mon verbe vulgaire. Cela me faisait du bien, en quelque sorte. Je pouvais sortir toute la rage que je ressentais envers cet énergumène qui me dégoûtait au plus haut point. Son membre à moitié à l'air me donnai envie de fuir à grandes jambes, mais hélas, je n'en avais pas encore les capacités. Le temps d'un instant, je tendais l'oreille du côté de l'entrée de la ruelle.

- Retourne-toi et fait comme si tu n'avais rien vu ...
- Laissez-la tranquille et ils vous arrivera rien.


L'homme rit au deal de l'inconnu, et commence à l'attaquer. Durant la bagarre, je découvre un couteau dans la main de l'un de mes agresseurs. C'est fichu. À cet instant, je lâche la garde une seconde, et hurle :

- NON !

Non, non, NON ! Il ne doit pas mourir à cause de moi. Il ne doit pas y laisser sa vie.
Je n'en pouvais plus. De cette soirée, de ces hommes, de ce couteau. C'en était trop. C'est là que je craquais et me mis à pleurer comme une madeleine. Je ne pouvais plus supporter la situation. Elle devenait trop dure. Je ne pouvais pas mettre une autre personne que moi-même en danger. Je me bats encore et toujours lorsque je vois cet homme accourir vers moi pour me protéger. Rapidement, il fait entrave entre le pervers et moi-même. J'ai ainsi le temps de respirer, et de retirer les quelques larmes qui ont coulé sur mon visage.

- Foutez le camp ! Puis... On recule doucement...

Je prends alors une seconde pour remonter mon legging, et ainsi recouvrir mon string qui était jusqu'alors dévoilé aux trois hommes. Nous reculons avec lenteur, et sans précipitation. Je me colle contre mon protecteur... Un grand silence s'installe entre nous tous, et après une nouvelle série d'insultes, les deux fous se décident à enfin se faire la malle.
Je fais face alors à celui qui vient de me sauver la vie, et je ne trouve rien d'autre à faire que de me blottir dans ses bras, et de me mettre à pleurer comme une gamine de huit ans...


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MessageSujet: Re: Beware what stalks you in the night [Luke Vaughn]   Jeu 31 Juil - 1:47

Heureusement, ils finissent par partir. Je suis content de savoir que je n'ai pas donné aucun coup pour les blessés pour m'en débarrasser. Après qu'ils aient tourné le coin du bâtiment, sortant ainsi de la ruelle. Je me retourne vers la victime et avant même que je puisse dire le moindre mot, elle se cale contre moi. Elle se met aussitôt à pleurer. Alors que ses petits bras m'entourent, je viens moi aussi la serrer dans mes bras. Je pose une main derrière sa tête. J'essaie de me montrer rassurant et que tout va bien à partir de maintenant.

- Est-ce que ça va aller ?

Lui demandai-je alors. Je sais que ce n'est pas la meilleure des questions après ce qu'elle venait de vivre, mais j'essayais de la calmer pour qu'elle arrête de pleurer. Je me dégage un peu et baisse la tête. Deux doigts se glissent sous son menton, je lui relève doucement la tête et lui sourit de manière à la rassurer. Avec mon pouce, je sèche ses larmes.

- Il ne faut plus vous en faire, ça va aller. Venez je vous raccompagne.

Alors qu'elle reste blotti contre moi, on se met à marcher vers sa moto et mon VUS garer juste derrière. On marche lentement. Il y a un silence entre nous, mais il n'est pas désagréable. Je vois qu'elle reprend doucement ses esprits. Elle s'arrête, donc moi aussi et je me tourne vers elle. Je souris. Elle s'apprête à me dire quelque chose lorsque les deux mêmes individus réapparaissent cette fois suivie de trois acolytes de plus. Cette fois, je ne pourrais pas y aller doucement.

Je pousse du bras la jeune femme derrière moi. J'ai encore le démonte-pneu que je pointe en direction des individus. Cette fois je ne peux pas y aller de main morte. Si jamais je ne réussis pas à nous sortir de là, déjà je vais passer un sale quart d'heure et je n'imagine même pas ce que ces cinq-là vont lui faire. Ils nous font face avec des sourires de cingler.

- T'aurais dût partir quand je t'en ai donné la chance mon p'tit ...

- Et toi t'aurais dût m'écouté ...

Ils éclatent de rire, puis, quand le silence revient, ils s'avancent vers moi. L'un avec son couteau à la main. C'est de lui qu'il faut que je me débarrasse d'abord. D'une main je pousse Anne qui est derrière moi un peu plus loin avant de me lancer vers nos assaillants.

Le bras levé, je donne un premier coup à celui qui tient le couteau. Il tombe au sol et je m'empresse de le botter un peu plus loin. Je reçois un coup au visage, puis un autre dans le ventre. Ce faisant, j'en perds mon arme le temps de me ressaisir. Cette fois, je suis vraiment en colère. Je m'élance de nouveau vers eux et les frappes un après l'autre assez violemment. J'ai les jointures qui deviennent bleues à force de donner des coups et de me protéger de certains. Il faut que je nous fasse sortir d'ici. J'ai bien beau savoir me battre, à cinq contre un, j'ai mes limites. Je réussis à créer une ouverture.

- Allez à mon camion !

Criai-je alors à Anne. Elle s'élance, j'empêche l'un des types de lui tomber dessus, récoltant ainsi quelques coups supplémentaires. Je commence à être sérieusement mal en point, mais je tiens encore très bien debout. Je me dirige du mieux que je peux vers mon VUS, là où Anne m'attend déjà, assis à l'intérieur. J'en étale trois au sol avant de finalement pouvoir me défaire d'eux et courir me réfugier du côté du siège conducteur. Ils tabassent mon véhicule. Je démarre le camion, mets l'aiguille sur le D et fait finalement crissé les pneus pour m'éloigner. J'ai chaud et tourne la tête vers Anne.

- Ça va aller ?

Lui demandai-je alors, essoufflé.


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MessageSujet: Re: Beware what stalks you in the night [Luke Vaughn]   Sam 2 Aoû - 20:10

La tension redescend alors que les deux ripoux se décident à nous laisser enfin tranquille. Je peux enfin respirer... Je me retrouvais blottie, en sanglots, dans les bras de cet inconnu. J'étais certes du genre tactile, et avenante, je n'avais pourtant pas l'habitude de me jeter dans les bras ainsi. Je crois avoir besoin d'être rassurée, et je dois dire que ses bras forts sont un réel appel à la sûreté. Et il fait preuve d'une douceur extrême. Je sens ses bras m'enserre avec une certaine force qui me rappelle celle de Ethan, et le temps d'une seconde, j'en oublierai presque ce qu'il venait d'arriver. Il aurait très bien pu partir comme il était arrivé, sans crier gare. Mais il n'en était pas ainsi, il semblait inquiet de mon bien-être, et je dois dire que cela faisait on ne peut plus du bien après ce que nous venions de vivre. Nous avions besoin d'être rassuré l'un l'autre, et je tentais du mieux que je pouvais de l'apaiser également, de ma petite étreinte.

Alors qu'il relève mon visage vers le sien de deux doigts sous mon menton, il me demande l'état dans lequel je me trouve. Je ne sais trop quoi lui répondre. Il devait sentir mon corps tout tremblant contre le sien. Je ne répondis rien et plantais mon regard au fond du sien. Je ne savais pas de quoi j'avais réellement envie, mais en tout cas, j'étais certaine de ne pas vouloir le lâcher. Je ne me sentais pas la force de rentrer seule chez moi. Et le temps d'un instant, j'hésitais à lui demander de me ramener à la maison. Je pourrai ainsi le remercier comme il se doit, en lui offrant à boire ou à manger, ou je ne sais quoi d'autre dont il aurait besoin à cette heure-là. Je ne pouvais pas le laisser comme ça, et ne lui lancer qu'un simple merci comme s'il ne s'était rien passé.
Une douce main vient se poser sur ma joue, et retire la larme qui est en train de couler sur ma peau. Je ne brise toujours pas le silence qui règne entre nous. Après tout, nous n'avons pas vraiment besoin de discuter. La situation ne se prête pas à de longs dialogues sur nos vies. Il doit avoir envie de rentrer chez lui, et il ne faudrait pas que l'on tarde plus que cela, si nous ne voulons pas recroiser d'autres hommes mal intentionnés. Il me raccompagne alors, tout comme je le voulais, ce qui eut le don de me détendre un peu plus. J'avais une chance inouïe de tomber sur un homme tel que lui. Combien se seraient arrêtés comme il l'a fait pour me secourir ? Trop peu, j'en ai peur. Finalement, après avoir été malchanceuse, je me retrouvais à être la plus chanceuse de cette soirée. Je n'avais subi aucune violence traumatisante grâce à lui... Je ne connaissais même pas son prénom... Il me fallait lui demander. Ma curiosité reprenait le pas ! Nous nous arrêtons un instant, il me sourit. Je m'apprête alors à lui demander son idendité lorsque cinq hommes arrivent dans notre direction, dont les deux qui avait tenté de m'agresser peu de temps auparavant. Mon corps se crispa de nouveau, et j'étais prête à charger. Jje savais me battre, et malgré la peur, je ne le laisserai pas seul face à ces gaillards. D'autant plus, que l'homme au couteau n'a pas lâché son arme, et il serait malvenu qu'une personne se blesse.

Mais alors que je comptais nous défendre, l'homme me pousse derrière lui pour s'en charger. Je n'appréciais pas ce geste, et m'attaquais tout de même à ceux qui tentaient de l'avoir par derrière. Sales lâches. Cinq contre deux. Ils n'avaient aucun courage. Mais c'est mon sauveur qui en arriva à bout, et lorsqu'il se nous freya un passage, il me somma de courir jusque son camion, ce que je fis sans me faire prier. Je gardais cependant toujours un oeil pour voir s'il me suivait bien. Rapidement, je m'installe dans le camion, le souffle court. Je ne réalise pas trop ce qu'il vient de se passer, mais j'ai hâte de quitter ce quartier dans lequel je ne remettrai pas les pieds de sitôt. Je ne pensais pas qu'il était si malfamé. Ou alors était-ce simplement un jour de malchance ?
Après avoir tapé sur deux connards qui ne le lâchait pas, il put monter dans le camion, dans lequel nous étions à l'abri. Essoufflé, il me demanda si tout allait bien aller, et je n'eux le temps de répondre qu'un court "Euh..." avant de voir les cinq tarés s'en prendre à son camion. Mais bon dieu, ne vont-ils jamais s'arrêter !? Bien heureusement, il démarre et nous quittons enfin l'endroit à vive allure. Au diable ma moto, je la retrouverai... ou pas. Ce n'est pas un souci, je la paierai auprès du propriétaire. Tant pis.

Nous prenons le temps de rouler un moment. Malgré la nuit avancée, nous avons besoin de prendre tous les deux l'air avant de nous laisser. Un nouveau silence s'était imiscé entre nous, mais je le brisais rapidement, en soufflant maladroiteusement :

- Merci. Je tournais mon visage vers lui, et répétais, plus convainquante : Merci beaucoup.

J'aspirais l'enlacer de nouveau, pour me sentir en sécurité comme une demi-heure avant.


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MessageSujet: Re: Beware what stalks you in the night [Luke Vaughn]   Mer 13 Aoû - 22:10

- Merci. Elle tourna la tête vers moi et répéta, cette fois, de façon plus convaincante : merci beaucoup.

Je ne sais pas s'il y avait quelque chose d'adéquate à répondre à cela. Je me contente alors de tourner la tête vers elle un moment pour lui adresser un sourire sincère, pour ensuite reporter mon regard sur la route. Je circulais au travers des rues de la ville sans avoir de destination. J'avais besoin de relaxer. Je sortis mon portable de ma poche un instant pour vérifier si je n'avais pas eu de message. Kalie m'en avait laissé trois. J'allais devoir m'expliquer une fois rentrer à la maison. Elle allait sans doute m'en vouloir d'avoir mis ma vie en jeux. Avec un enfant, ce n'était plus le temps pour moi de faire trop de connerie.

- Désolé pour votre moto, mais je pensais juste à vous sortir de là. Je ne pense pas que vous la retrouverez en un seul morceau.


Lui dis-je en jetant un coup d'oeil sur elle. Plus je l'observais et plus j'étais content d'être arrivé à temps. Je l'avais bien remarqué, en train de m'aider avec les types qui essayait de m'avoir par derrière. Malheureusement, avec un endroit comme Isla Novela, on dirait que toutes les femmes sont vraiment magnifiques. De ce fait, depuis le temps que j'étais ici, on dirait que les pires connards débarquaient tous ici avec dans l'idée que vu l'ambiance de l'endroit, les femmes étaient forcément facile. Je continuais, jetant des regards sur elle par moment, mais gardant mon attention sur la route plus qu'autrement.

- Vous savez, ça fait dix ans que je vis ici et j'ai remarqué une chose. On dirait que les pires connards de la terre débarquent tous ici un jour ou l'autre. Avec l'ambiance de l'endroit et une femme de votre beauté, ils pensent tous que forcément vous êtes facile, du coup, quand ça va pas comme ils veulent ...

Je prends une pause, le temps de tourner à une intersection et me retrouver sur une route plus boisée qui nous éloigne de la ville. Merde, à force de tourner je ne sais plus trop où je suis.

- Dah, mais je suis où là ... Je marmonne avant de reprendre sur le conseil que je voulais lui donner. En tout cas, si j'ai un conseil à vous donner, c'est de ne jamais vous promener seule à la sortie des bars.

Je m'arrête à une intersection boisée. Les lumières de la ville sont assez loin. Je décide de tourner à gauche. Le chemin semble me vous me rapprochez de la civilisation. Je tourne la tête vers Anne avant de prendre sur un ton plus sérieux encore.

- Vous n'êtes pas la première que je sors de ce genre d'ennui et malheureusement, contrairement à vous, je suis pas toujours arrivé avant qu'ils n'aient commencé ...


Sur ses dernières paroles, je prends le chemin vers la gauche et continue ma route dans la noirceur. Je fais environ deux cents mètres avant de tendre la main vers Anne.

- Au faites, moi c'est Luke. Et vous ?


Effectivement, le chemin semblait vouloir nous ramener vers les lumières de la ville.


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MessageSujet: Re: Beware what stalks you in the night [Luke Vaughn]   Mer 3 Sep - 10:37

La soirée avait été on ne peut plus éprouvante, et cela faisait du bien d'être en compagnie de quelqu'un. Nous ne nous connaissions pas, mais j'étais heureuse d'être là. Soulagée et heureuse. Sans lui, je ne sais ce que ces hommes m'auraient fin subir, et je désirais pas me l'imaginer. J'étais sortie d'affaire, c'était le plus important. Nous roulions sans but précis, et cela semblait me faire autant de bien qu'à lui. Fenêtres grandes ouvertes, je respirais à pleins poumons l'air qui me fouettait le visage. Je ne me sentais pas de rentrer chez moi directement après ce qu'il venait de se produire. J'étais trop chamboulée pour rester seule... Il avait risqué sa vie pour moi. Pour une inconnue. Je lui étais fortement reconnaissante. Sans lui, je serais sûrement agonisante dans le coin d'une ruelle sombre. L'envie d'appeler Ethan pour entendre sa voix était plus que présente, mais je ne voulais pas l'inquiéter. Et sincèrement, je craignais qu'il ne s'énerve, plus de peur que de colère. Il n'avait pas à se faire du sang d'encre pour moi, incessament. Il a beaucoup de travail, ce n'est pas le moment de l'angoisser pour si peu. Enfin si peu...

Luke mentionna rapidement ma moto, que je ne retrouverai, sans aucun doute - pas en entière demain. Je devais avouer que cela est le cadet de mes soucis... J'avais amplement les moyens de rembourser cette petite becane d'occasion. Il m'expliqua ensuite que je n'étais pas la première à me faire agresser de la sorte à la sortie de bar ou boîte de nuit. Cette situation semblait lui être familière, et cela ne me rassurait point vraiment... Eh bien, moi qui pensais que Isla Novela était une île sécurisée... Elle n'en reste pas moins un endroit qui brasse beaucoup de monde, de tous types. Plus ou moins fréquentables Je n'étais encore jamais tombée sur ce genre de gars... Je n'en avais même pas entendu parler. A l'avenir, j'écouterai son conseil, et ne rentrerai plus jamais seule. Une fois, mais pas deux. C'est ce genre d'événement qui vaccine à vie...

Nous nous éloignons de la ville, mais rapidement, après une intersection, nous revenons sur nos pas. L'on aurait pu rouler encore loin s'il ne s'en était pas rendu compte que les lumières de la ville s'évanouissaient au loin derrière nous. Le besoin de changer d'air était des plus puissants... Le chemin est noir, et boisé. Isla Novela à l'état brut, n'est-ce pas superbe ? La nature sauvage, sans artifice... L'ai non-pollué, le chant des oiseaux encore non découverts par la science, le bruissement des feuilles...  
Mais malgré tout, nous ne nous pouvons pas rester ici. Il commence à se faire rudement tard, et même si l'envie de rester loin de l'agitation de la ville, nous avons chacun une vie et des responsabilités respectives. La réalité nous rattrape bien trop vite...

- Au fait, moi c'est Luke. Et vous ? me dit-il, en me tendant sa main.

Tout ceci me parait bien solennel, mais j'avance ainsi ma main, serrant alors la sienne. Un doux sourire s'affiche sur mes lèvres avant de me présenter à mon tour.

- Enchantée. Je suis Anne-Lise. J'aurai préféré vous rencontrer dans d'autres circonstances, mais bon...!

Je tentais de détendre l'atmosphère en faisant un peu d'humour. La tension était retombée, et je me sentais le coeur plus léger. Mais serait-il ouvert à ma plaisanterie ?


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Luke Vaughn
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MessageSujet: Re: Beware what stalks you in the night [Luke Vaughn]   Ven 12 Sep - 21:30

- Enchantée. Je suis Anne-Lise. J'aurai préféré vous rencontrer dans d'autres circonstances, mais bon...!

Je tourne la tête vers elle un instant, affichant un sourire discret. Elle avait réussi à me faire sourire avec ce qui c'était passé. C'était plutôt bien ! Je reporte mon regard sur la route pour ensuite lui répondre.

- J'aurais préféré moi aussi, mais je suis quand même content de vous avoir rencontré aujourd'hui et avoir pu vous évitez de vous faire ... enfin ..

Je me tais assez rapidement. Je n'aime pas ce mot, il me fâche. Heureusement pour les types, parce que s'ils avaient commencé à la violer avant que j'arrive, il en aurait sans doute un ou deux dans le coma. Depuis que ma petite amie, lorsque j'étais adolescent, s'était fait violer dans mes yeux, je ne tolérais plus qu'on fasse du mal à une femme. Jamais. Ça me rendait complètement fou ceux qui arrivait à faire ça. J'avais été impuissant à l'époque et c'est ce qui explique la carrure que j'ai aujourd'hui. Plus jamais je ne serai impuissant devant une situation comme ça. J'avais été plus violent que ce soir dans le passé et j'étais venu vivre ici pour changer de vie et m'éloigner de cette violence. Je ne suis pas con non plus, de la violence il y en a partout, même ici, sur Isla Novela.

- Bon, il faudrait peut-être penser te rammener. On doit t'attendre sans doute.

Dis-je en tournant la tête un instant vers elle. Je lui sourit doucement avant de remettre mes yeux sur la route. Je grimace un peu, gardant une main sur le volant alors que je glisse l'autre sur mon flanc gauche. Je me tâte légèrement les côtes jusqu'à grimacer encore une fois un peu plus. Je crois que je dois avoir une côte ou deux de fêlé. Bande de con, avoir su j'aurais cogné plus fort sur leurs têtes.

- Je crois que j'ai dût me fêlé une cote ou deux.

Je dis ça en riant et en tournant de nouveau la tête vers elle, souriant, visiblement amusé. Ça faisait mal, mais il fallait que je prenne ça en riant. L'adrénaline était retombé et ça expliquait sans doute pourquoi je ressentais une douleur maintenant. En tout cas, c'est Kalie qui me ferait sans doute les gros yeux une fois que je serais retourné à la maison. Me demandant où j'étais et pourquoi j'avais une côte fêlé. J'allais me faire passer un savon, mais bon, c'était pour une cause juste. Elle savait que j'étais protecteur, très protecteur.


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